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Les Européens souhaitent le développement des lignes à grande vitesse

18 Mar 2026

La CER (Communauté européenne du rail, association qui rassemble les entreprises ferroviaires de l’Union) a commandité l’année dernière un sondage réalisé auprès de 5 000 citoyens pour connaître leurs souhaits de voyage en Europe par le train et l’avion. Les résultats dessinent trois orientations :

  • Sur la perception des moyens de transport actuellement disponibles pour se déplacer entre Etats-membres, un Européen sur dix les qualifie de « convenables ». 83% pensent qu’ils peuvent être améliorés et 49% considèrent que les liaisons doivent être modernisées pour que les déplacements soient plus rapides et plus simples ;
  • Les lignes à grande vitesse (LGV) sont bien perçues en Europe. Trois citoyennes et citoyens sur quatre les utiliseraient plutôt que l’avion s’il existait des liaisons fiables et rapides entre les capitales européennes et les grandes agglomérations et régions urbaines ;
  • Pour 79% des personnes interrogées, l’Union européenne devrait à l’avenir encore plus investir qu’elle ne le fait dans un réseau ferroviaire à grande vitesse pour faciliter les déplacements à l’intérieur de l’UE. Elles seraient prêtes dans ces conditions à abandonner l’avion.

Les réponses les plus favorables au développement des LGV proviennent de pays déjà bien équipés, comme la France et l’Espagne – et des pays dans lesquels il n’en existe aucune. Le réseau transeuropéen de TGV prévu par la Commission couvrirait à son achèvement quelque 49 400 km. Il relierait les capitales des Etats membres aux agglomérations de plus de 250 000 habitants. Avec des vitesses pratiquées allant de 250 à 350 km/h, il rendrait le train compétitif par rapport à l’avion sur des distances jusqu’à 1 000 km. Réaliser ce réseau européen de LGV reviendrait à 546 milliards €, nécessaires selon la CER pour promouvoir le développement régional, l’intégration économique et rapprocher les grandes zones géographiques de l’UE. Ce sondage vient à point nommé appuyer les actions de la Commission européenne.

2,8 milliards € pour les lignes transeuropéennes

La Commission européenne a sélectionné 94 projets de transport qu’elle va subventionner à hauteur de 2,8 milliards €, 77% de cette somme étant destinés aux investissements ferroviaires, en particulier dans le réseau transeuropéen de transport (TEN-T) prévu entre les grandes villes.

Les pays du pourtour de l’UE (pays baltes, Pologne, Grèce, Slovaquie) sont les principaux bénéficiaires de cette aide. Dans les pays baltes, le projet Rail Baltica (ci-contre), dont les travaux ont débuté en 2016, va faire passer leurs réseaux ferroviaires des standards russes aux normes européennes (écartement de 1435 mm et électrification en 25kV – 50 Hz) et devrait s’achever en 2028. A noter que 32 projets doivent accélérer l’équipement des réseaux du système européen de gestion du trafic ERTMS en Autriche, en Allemagne, en Italie et en Pologne.

Michel Quidort, Président de la Fnaut et pilote du réseau Europe

Crédit image : Projet Rail Baltica, RB Rail AS, CC BY-SA 4.0