« Bus, tramways, métros, trains régionaux… Un projet de loi-cadre prévoit l’indexation sur l’inflation des prix des transports en commun. Le but, trouver des fonds pour investir dans les infrastructures. Le Parisien a interrogé la Fnaut à ce sujet.
Sur le principe, la Fnaut déplore des effets à venir, douloureux financièrement, pour les voyageurs.
La hausse passera peut-être inaperçue pour les usagers occasionnels qui ne se souviendront plus à quel prix ils ont payé leur billet trois mois plus tôt. Mais les abonnés, eux, verront bien la différence
estime François Deletraz, le président de la Fnaut.
Une mesure choc déjà en place en Île-de-France
Pour autant, dans les faits, la Fnaut adhère à l’article 11 :
Cette mesure permet de collecter de l’argent alors qu’il y a de gros besoins… Argent indispensable aux autorités organisatrices de mobilité (AOM) pour proposer un choc d’offre, seul moyen d’obtenir un report modal de la voiture vers le train !
Certaines AOM elles-mêmes ne voient pas d’un mauvais œil la perspective de pouvoir s’abriter… derrière la loi « pour justifier de (leurs) augmentations de tarifs », confie un élu aux transports en région.
Une exigence :
Les augmentations de tarifs au-delà de l’inflation doivent être corrélées à des hausses de l’offre et de la qualité de service, comme c’est le cas en Île-de-France,
insiste la Fnaut, bien décidée à peser sur le texte, via le Conseil économique, social et environnemental (Cese), sollicité pour avis (celui-ci doit être rendu au plus tard le 28 janvier), ou par le processus parlementaire à venir. En Île-de-France, en l’occurrence, conformément à l’accord signé avec l’État en 2023, l’évolution tarifaire 2026 correspond à « l’inflation + 1 % », soit une hausse de 2,3 %. Concrètement, cela représente environ 2 € par mois pour un abonnement Navigo annuel. »
Merci à Matthieu Pelloli et Vincent Vérier pour cet article.
