Pour un transport collectif efficace, malgré un environnement perturbé
La canicule, et autres évènements climatiques à la violence croissante, comme les tempêtes, mettent à mal les systèmes de transport collectif, ferroviaires ou routiers,
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infrastructures attaquées par les eaux, le vent, les écarts de température.
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matériel roulant, train ou car, en partie non équipé pour les fortes températures. Les systèmes de climatisation ou de rafraîchissement, quand ils existent, peuvent être insuffisants.
Ceci pourrait renforcer les transports routiers et aériens, qui sont une des causes principales des dérèglements climatiques. Les transports collectifs, qui consomment peu d’énergie, doivent continuer à bénéficier d’un vertueux transfert modal, conditionné par une meilleure fiabilité et permanence de service. Or jusqu’ici l’adaptation au changement climatique par la SNCF a priorisé la suppression préventive de circulations de trains. Ce n’est pas une perspective acceptable pour les usagers et le climat.
A défaut d’avoir été pris en compte suffisamment tôt, alors qu’ils étaient prévisibles, les problèmes rencontrés seraient maintenant mieux « identifiés ». SNCF-Réseau renforce ses interventions, mais beaucoup reste à faire : ainsi des suppressions de train sont encore fréquemment liées à un insuffisant contrôle préventif des arbres riverains. Pour les matériels roulants, leur commande et leur entretien à mi-vie par les collectivités « Autorités Organisatrices de la Mobilité » devraient tenir compte des contraintes futures, ce qui va demander des délais. Des mesures d’adaptation transitoire sont nécessaires, et les objectifs de tout transport public doivent être fermement poursuivis :
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des circulations le plus permanentes possibles, tout en respectant les règles de sécurité. Ceci est nécessaire pour maintenir l’attrait du transport collectif
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un service adapté à tous, y compris les personnes fragiles, dans un contexte de vieillissement global de la population et des voyageurs.
Outre les voies ferrées, routes et matériel roulant, les usagers et le transport public s’appuient aussi sur les haltes, gares et autres lieux d’attente et de correspondance, ainsi que sur des systèmes de gestion et d’’information.
Les usagers demandent aussi des lieux d’accès qui protègent
– Haltes transport public pour arrêts de cars, et sur quais de gare : possibilité de se mettre à l’abri du vent, de la pluie et du soleil, à l’ombre (pas de paroi vitré côté soleil).
– Halls de gare et locaux recevant des voyageurs : parois isolantes et espaces et protégés du soleil et ventilés, équipés de points d’eau, brumisateurs, et climatisés si nécessaire. Cf le contre exemple de la récente mezzanine de la gare de Nantes, ventilée insuffisamment, et très exposée aux rayons du soleil.
– Cheminements : protégés de la surchauffe (revêtement, auvents), avec des sièges régulièrement disposés.
Un transport sûr et accessible à tous
– Systèmes d’information, de sécurisation des transports robustes et renforcés temporairement en fonction du contexte. Information améliorée en cas de perturbation, y compris pour les voyageurs sans smartphone opérationnel, par exemple par écrans, annonces, personnel présent ou accessible à distance, mutualisation du personnel, …
– Attention spécifique aux personnes fragiles : tous les handicaps ne se voient pas ou ne sont pas déclarés ; toutes les gares n’ont pas un service d’assistance, qui est de plus réservé à des handicaps spécifiques.
Les voyageurs peuvent être encouragés à être plus attentifs aux autres, et le personnel présent en gare doit aussi faire preuve de bienveillance et de prévenance, en particulier pour les personnes en difficulté, Le transport collectif y gagnera.