« Trains d’Equilibre du Territoire – Intercités » : une forte demande
Liés à la demande de ferroviaire et au dynamisme de l’arc atlantique, les taux d’occupation des trains en 2024 atteignent des sommets : 80 % pour Nantes-Bordeaux : et même 85 % pour Nantes-Lyon, malgré des retards assez réguliers. Des voyageurs ne trouvent donc pas de solution pendant les périodes chargées et aucune augmentation du parc roulant existant (15 rames) n’est prévue à court et moyen terme.
Dans le cadre du contrat passé pour 10 ans avec le nouvel opérateur SNCF-Voyageurs-Océan, le projet d’une liaison supplémentaire Nantes-Lille par le Mans, Rouen et Amiens n’a pas été retenu ; les rames disponibles vont être utilisées au maximum mais ne pourront satisfaire la demande potentielle, malgré l’augmentation annoncée du nombre de sièges. Il est donc proposé de « réguler » la demande.

Schéma de la DGITM
Ne pas compliquer l’accès au train
La réservation obligatoire est envisagée pour masquer la saturation de l’offre, alors qu’elle est particulièrement inadaptée pour les trajets courts. La grande majorité de la fréquentation ne vient pas des trajets de bout en bout mais des liaisons des villes moyennes entre elles et avec les grandes agglomérations d’extrémité. Les trajets mixtes TET – TER sont fréquents. L’accès libre pour les titulaires de billets TER doit être la règle, comme cela se passe actuellement en Pays de la Loire, en maintenant un contingent de sièges non attribués.
Le refus également envisagé de la carte avantage SNCF contribuerait encore plus à segmenter le ferroviaire et à rebuter les voyageurs qui ont un usage régulier du train. Elle est pourtant utilisable sur les TER d’une majorité de régions ! L’Etat, autorité organisatrice de ces mobilités, devrait être un chef de file incitant à la simplification des offres.
La FNAUT demande donc :
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Le développement de 2, voire 3 liaisons Intercités à partir de Nantes, la circulation de trains renforcés (2 rames accolées) quand nécessaire, l’augmentation du parc roulant, et un 4ème aller retour journalier entre Nantes et Lyon.
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L’accélération de la régénération et de la modernisation des lignes (voies et signalisation), en programmant leur dé-carbonation à moyen terme.
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La simplification de l’accès à ces liaisons : libre accès pour les titulaires de titres TER sur les trajets régionaux et la prise en compte des pass et cartes et d’usage national ( Avantage,…).