Sécurité routière : la dégradation s’accentue, la FNAUT dénonce l’inaction coupable du gouvernement

La sécurité routière s’est dégradée en 2014 et 2015, et la situation s’est à nouveau aggravée depuis le début 2016. Mais le gouvernement ne réagit pas : cet immobilisme est inadmissible.

Le nombre des tués sur la route a été de 3268 en 2013, 3384 en 2014 et 3464 en 2015, soit une hausse de 6 % en deux ans. Une nouvelle hausse (+ 3,8 %) a été enregistrée sur les 5 premiers mois de l’année 2016. L’objectif officiel – moins de 2000 tués dès 2020 – est devenu totalement illusoire.

Le bilan routier de l’année 2013 était déjà très médiocre : 51 tués par million d’habitants en France contre 41 en Allemagne, 37 en Espagne et 29 en Grande-Bretagne.

Une évolution attendue

L’évolution dramatique observée en France n’a rien d’étonnant. Les mesures adoptées par le ministère de l’Intérieur étaient pertinentes mais, par peur de déplaire aux automobilistes, elles ont manqué d’ambition et leur impact n’a pas permis d’enrayer la hausse de la mortalité routière.

Il fallait provoquer un choc psychologique afin de modifier massivement le comportement des conducteurs, comme cela a été fait lors de l’introduction du permis à points ou des radars automatiques.

Une panoplie de mesures efficaces est disponible

- l’interdiction stricte de téléphoner au volant, une pratique qui s’est considérablement répandue et perturbe fortement le comportement des conducteurs ;

- la suppression des panneaux avertisseurs de radars et l’interdiction du signalement des radars par GPS ;

- un contrôle strict du transport routier de marchandises (vitesse, temps de conduite et de repos, charges) ;

- la réduction de la vitesse maximale autorisée de 130 à 120 km/h (valeur moyenne européenne) sur les autoroutes, de 110 à 100 km/h sur les voies rapides, de 90 à 80 km/h sur l’ensemble des routes à double sens et la généralisation du 30 km/h en milieu urbain suivant l’exemple grenoblois.

Quand tant de vies humaines sont en jeu, le gouvernement doit se montrer à la hauteur de ses responsabilités et renforcer rapidement sa politique de sécurité routière.

La FNAUT réclame par ailleurs une nouvelle étape de développement des transports publics et du transport ferroviaire des automobiles et motos (service auto/train) et des marchandises, afin de réduire le trafic routier et les risques d’accidents.

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