29. Notre-Dame-des-Landes

L’aéroport existant Nantes Atlantique, dont la qualité est reconnue par tous les professionnels, n’est ni dangereux ni saturé, et les nuisances sonores peuvent en être réduites. Son accessibilité peut être améliorée, pour un coût modeste, par une desserte par transport ferré.

Les conséquences environnementales de la construction du nouvel aéroport seraient graves : artificialisation de terres agricoles, induction d’un trafic routier important, encouragement à l’urbanisation périphérique diffuse.

Les prévisions de trafic ne sont pas réalistes et il est illusoire d’espérer que le nouvel aéroport offre des relations intercontinentales permettant d’« ouvrir le Grand Ouest sur le monde ».

Enfin, la réalisation de Notre-Dame-des-Landes implique des coûts immédiats non comptabilisés (accès routiers, desserte par car puis par tram-train) et, à plus long terme, des risques financiers pour la collectivité.

En résumé, ce gaspillage est contradictoire avec la « transition écologique » et la préservation de la biodiversité souhaitées par le gouvernement, ainsi qu’avec l’obligation d’économiser l’argent public et de prioriser l’amélioration des déplacements de la vie quotidienne.

Il convient donc d’abandonner ce projet, comme l’ont été, sans drame, le troisième aéroport parisien, le nouvel aéroport du Var, les canaux Rhin-Rhône et Seine-Est, les autoroutes Grenoble-Sisteron, Ambérieu-Bourgoin et Thonon-Annemasse, le tunnel routier du Mercantour, la rocade nord de Grenoble et, tout récemment, le deuxième aéroport de Toulouse...

Des actions sont cependant nécessaires pour maîtriser la demande de transport aérien à Nantes et en réduire les impacts négatifs. 

1 – Améliorer le fonctionnement de l’aéroport Nantes-Atlantique afin de réduire ses nuisances :

- interdire les vols de nuit, mieux répartir les atterrissages par le nord et par le sud ;

- éventuellement, réorienter la piste pour réduire fortement le nombre des habitants impactés ;

- reporter les vols charters sur les aéroports voisins, notamment Saint-Nazaire ;

- aménager un accès par la voie ferrée qui passe à 200 mètres de l’aérogare et mettre en place une desserte par tram, tram-train ou TER entre l’aéroport et la ville ;

- créer de nouvelles dessertes routières de Nantes-Atlantique, pour soulager les parkings, avant d’envisager la construction de parkings silos ;

- agrandir ou reconstruire l’aérogare pour répondre aux besoins du court/ moyen terme prévisibles et aux meilleures normes environnementales. 

2 – Améliorer l’accès ferroviaire du Grand Ouest aux vols intercontinentaux disponibles à Orly et Roissy

Proposition déjà avancée par la FNAUT en 2001), cela suppose une modernisation rapide de la grande ceinture parisienne entre Massy et Valenton pour fluidifier le trafic des TGV diamétraux, puis la construction d’une interconnexion sud, ligne nouvelle de 30 km environ comprenant une gare à Orly.

Le coût de cette ligne nouvelle peut être fortement réduit (le projet RFF consistant à relier Massy à Sénart pour un coût de 3 milliards d’euros, comprenant une gare-cathédrale à Orly et un tunnel de 25 km sous la forêt de Sénart, est aberrant). Dans un premier temps, une liaison routière améliorée Massy TGV-Orly peut être mise en place.

L’objectif ne doit pas être de drainer la clientèle de l’Ouest vers les aéroports parisiens, mais de supprimer les vols de rabattement sur les vols long-courriers. De nombreuses compagnies aériennes utilisent déjà le TGV pour le pré- ou le post-acheminement de leurs clients. Air France a basculé sur le TGV sa ligne déficitaire Strasbourg-Roissy en y réservant 95 000 places par an pour ses passagers, ce qui contribuera à rentabiliser le TGV Est.

3 – Améliorer les relations ferroviaires entre Nantes et Rennes d’une part, les autres grandes villes françaises d’autre part

Il peut s’agir de relations par trains classiques (Nantes-Bordeaux par exemple) ou par TGV.

Des investissements ciblés permettraient de réduire significativement le nombre de vols courte et moyenne distance (jusqu’à 800 km) au profit du train, ce qui réduirait la consommation d’énergie et les pollutions, tout en desservant les territoires intermédiaires.

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